Dessins et croquis

dessin photo

Définition
Les dessins d’enfants sont des représentations visuelles faites à l’aide de crayons, de marqueurs ou de crayons qui sont produits pour le plaisir, mais qui peuvent aussi être utilisés à des fins thérapeutiques ou d’évaluation du développement.

Description
L’art des enfants, en particulier le dessin, représente l’un des plaisirs de l’enfance. Les activités artistiques de l’enfant sont principalement produites pour le plaisir et l’exploration des médias artistiques. Ils peuvent également servir à l’évaluation du développement et à l’évaluation thérapeutique.

Les dessins d’enfants montrent évidemment le développement et l’expression artistiques. Dans les milieux éducatifs et cliniques, ils peuvent servir à évaluer la personnalité de l’enfant, son développement intellectuel, ses aptitudes à la communication et son adaptation émotionnelle. Les dessins d’enfants peuvent aussi aider à diagnostiquer les troubles d’apprentissage. Les agents d’application de la loi, les travailleurs sociaux et les conseillers font souvent dessiner des événements traumatisants par les enfants, surtout lorsqu’ils n’ont pas les compétences en communication nécessaires pour expliquer ce qu’ils ont vu ou vécu. Les enfants peuvent aussi se sentir éloignés de l’événement traumatique en le dessinant et en parlant de ce qui se passe dans l’image, comme s’ils parlaient d’un personnage dans un livre ou à la télévision.

L’analyse des couleurs a souvent été un moyen de déterminer l’état émotionnel d’un enfant. Beaucoup de noir ou de rouge récurrent dans le dessin d’un enfant peut être un signe gênant. Le noir est souvent le signe d’une dépression ou d’un sentiment d’impuissance ou de restriction. Le rouge peut indiquer une colère intense. Les bleus et les verts sont habituellement des couleurs calmes, et les jaunes et les oranges indiquent souvent la bonne humeur. Les thérapeutes ne s’inquiètent généralement pas du fait qu’un enfant dessine dans l’une des couleurs gênantes, mais ils peuvent vouloir enquêter sur une série de dessins sombres, surtout si le contenu est aussi effrayant ou inquiétant. Les thérapeutes peuvent utiliser la séance thérapeutique comme moyen de libération émotionnelle et peuvent encourager l’enfant à créer des dessins qui expriment ses peurs et sa colère profondes. Dans ce cas, les dessins ne sont pas des instruments d’évaluation, mais des outils thérapeutiques.

Les étapes du développement créatif

En 1975, Viktor Lowenfeld lance une théorie du développement artistique fondée sur des étapes systématiques de création et de cognition. Chaque étape présentait des caractéristiques spécifiques et une tranche d’âge. Il a encouragé l’utilisation de ses étapes de développement artistique dans les salles de classe et comme guides pour les parents.

Ces étapes dépendent autant de l’exposition d’un enfant à l’art et aux médias artistiques que de ses capacités artistiques innées ou de sa motricité fine. Il est à noter que le fait qu’un enfant ne semble pas aller au-delà d’un stade de développement spécifique ne signifie pas qu’il a un problème cognitif ou de développement. Cet arrêt apparent du développement peut être dû à une exposition limitée à l’art, à un manque d’intérêt ou à des différences de motricité fine. Les valeurs culturelles peuvent aussi influer sur l’expression et le développement artistiques, en influençant le contenu, les supports artistiques, le style et la signification symbolique tels qu’ils sont représentés dans la vision du monde de l’enfant.

Les étapes suivantes sont généralisées à partir des travaux de Lowenfeld et de Betty Edwards. Les deux théories montrent que les enfants passent du gribouillage à l’art réaliste en passant par plusieurs étapes. Les enfants peuvent superposer les étapes, en faisant des dessins avec des éléments d’une étape tout en progressant ou en régressant d’une étape à l’autre. En général, les garçons et les filles se développent de la même façon dans les premiers stades. Pour qu’un enfant progresse vers les derniers stades, il faut généralement qu’il reçoive une certaine forme d’instruction.

L’étape du griffonnage commence habituellement vers l’âge de deux ans et dure jusqu’à ce que l’enfant atteigne l’âge de quatre ans environ. Dans certains cas, elle peut commencer dès qu’un enfant peut tenir un crayon gras et faire des marques sur le papier, qui est parfois vieux de 18 mois environ. Au début, l’enfant ne s’intéresse qu’à regarder la couleur couler sur le papier. Certains enfants s’intéressent davantage au marquage lui-même et peuvent même détourner le regard en griffonnant. Les résultats sur le papier sont accidentels et font souvent plaisir à l’enfant, même s’il est impossible de les distinguer des adultes.

Après environ six mois de pratique, l’enfant sera plus délibéré et pourra commencer à dessiner des cercles. Plus tard, l’enfant nommera le dessin en disant : “C’est un chien.” L’enfant peut même regarder le dessin du chien le lendemain et dire : “C’est papa.” L’enfant commencera aussi à dessiner des gens qui ressemblent à un têtard ou à une amibe (un cercle avec des bras et des jambes, et parfois des yeux).

ÉTAPE PRÉ-SCHÉMATIQUE L’étape pré-symbolique commence vers l’âge de quatre ans ; cependant, elle peut commencer plus tôt ou plus tard, selon l’expérience culturelle et artistique de l’enfant. À ce stade, les amibes ou les têtards peuvent avoir des visages, des mains et même des orteils, mais pas de corps. Ces personnages font face à l’avant et ont souvent de grands sourires. L’omission de détails corporels n’est pas un signe que quelque chose ne va pas sur le plan du développement. Cela signifie simplement que d’autres choses dans le dessin de la personne sont plus importantes. Par exemple, les têtes sont les premiers objets dessinés et peuvent continuer à être plus gros que les autres parties du corps. Ceci est généralement fait parce que l’enfant voit